De l’eau
Paroles et musique: Olivier Clarté 15/8/06

Quand j’étais dromadaire, je boivais que de l’eau
J’ arpentais le désert à traîner mon fardeau.
De l’eau de la flotte, j’en avais dans l’ dos
De l’eau de la flotte, juste ce qu’il faut.

Aujourd’hui le whisky ne me fait plus défaut,
Il a un goût de sable, de poussière et de pierre
De l’eau, de la flotte, j’en avais dans l’échine.
De l’eau, de la flotte, toujours dans la débine.

L’eau t’en as plein les yeux, les deux sont douloureux
Ils reprochent à mon cœur d’être gris dans l’malheur.
De l’eau, de la flotte, il y’en avait de trop
De l’eau, de la flotte, bateau perdu sur les flots.

Et les années passées n’ont rien voulu régler,
Cette histoire qu’une fois, en dehors de toi …
De l’eau, de la flotte, à en remplir les seaux
L’océan et la mer, navire vire sur l’eau.

Cette envie m’envahissait, en moi se répandait,
Comme une source taraude et emporte la berge.
De l’eau, de la flotte,  je l’ai bien dans l’ dos
De l’eau, des larmes  plutôt, des pleurs et des sanglots.

Et des regrets aussi nous submergeant tous deux.

Platitudes

texte de Rosita Uria et Olivier Clarté
      Musique d’Olivier Clarté

Maquignonnage et racolage
Sont les balancelles du mariage
Page après page, cage après cage
Tourne la ritournelle de nos mirages

Rosita surface végétale, Barbara rapière de l’opale, Manuelle torpeur enragée.

Tu m’as trouvé toi la sauvage, au cours d’un voyage à travers les âges
On s’est aimé nous les paumés, aimés, baisés l’éternité.

Christelle sensitive mêlée, Brigitte critère clément, Marguerite to go carrément.

Et au péage de l’amour tu t’es donnée toi la sauvage
Aimante aimée toi la paumée, abandonnée sur ton rivage.

Sandrine arpège de froid, Christine amoureuse de moi, Clémence senteur détimbrée.

Mais au pointage de l’amour je me suis épuisé en toi la sauvage
Lassante lassée toi la paumée, j’ai tant pleuré de nos orages.

Hortense valeur courroucée, Géraldine marteau des tempêtes, Amandine ornement de fêtes.

On s’est quitté nous les paumés. Au cours d’un voyage on a fait naufrage
Je t’avais aimé toi la sauvage, haï aimé qu’est ce que j’en sais  

Véronique plusieurs éléments, Frédèrie  âprement fondant, Rosita surface végétale...


T’édredon
texte et Musique O.Clarté

T’as beau gueuler qu’la vie t’es douce, t’édredon
Ton coeur fourrage pas mal du côté bidon
T’as beau gueuler qu’t’es propre, qu’tu sens l’savon
Tu pues l’moisi, et ton coeur déteint l’pognon   Tes fumées verbeuses ont un vache d’effet
Bille en tête, à t’croire, t’es le mec parfait
Tes fumées verbeuses ramènent le respect
Infecté de ceux qui n’aiment que l’aspect   Ne vas pas croire que j’aime les asticots
Hyènes , chacals , scorpions et tous les salops
Ne vas pas croire qu’avec ton p’tit vélo
Cervelé , je suis le genre à faire dodo   Le pot pourri de tes sales intentions
Arnaque tous les prête cautions
Le pot pourri de tes satisfactions
Vérolées me fait barrer en précautions   Ne vas pas croire tout ce que je te raconte
Ne plus te caresser et te faire la honte
Ne vas pas croire que t’es un grand ponte
Sacrifié, c’est plus du tout l’heure du conte.

 

Les Croissants
Paroles et musique Olivier Clarté

 
Ce matin je m'avais levé de bonne heure
J'ai acheté des croissants dégoulinant de beurre fondu Fondant dans la bouche, dans la bouche.

Elle avait préparé le plateau déjeuner
Et m'attendait en chemise de nuit
Café croissant au lit, au lait, au lit.

Le petit déjeuner, c'est beaucoup meilleur avec le journal, Je l'avais oublié.

Ce midi en revenant du boulot
J'ai acheté deux bottes de radis très jolis
Rouge et vert et blanc confondu, jolis radis.

Elle avait préparé toute la matinée
Deux steaks purée, au désert pas dessert mais du fromage. Un plateau de trois fromages au choix.

Un super repas comme qui dirait d'anniversaire, Mais y'avait pas de vin.

*Le soir à la fin de la journée,
J'ai décidé de l'emmener en sortie au restaurant
Italien, Chinois, ou autre chose, autre chose.

J'voulais lui faire la surprise,
Comme quand on s'connaissait au début,
Qu'on était fous amoureux l'un de l'autre, l'un de l'autre.

J'croyais que c'était un plan terrible,
Mais elle était plus la.

Mado

Paroles et musique Olivier Clarté  

Mado, Mado, je ne rêve que de toit
Je ne pense qu’à ça toute la journée   La maison est déglinguée, les tuiles sont fissurées
Les murs délabrés, remplis d’humidité   Il pleut sur mon coeur autant que dans ma chambre
Glissent et tombent les larmes sur mes membres
J’ai froid, j’ai peur, je ne fais plus qu’attendre
J’ai déposé les armes pour mon malheur.   La toiture est bousillée, les ardoises sont déplacées
Les crochets tout rouillés, ils sont en train d’céder   Dans la maison tout est moisi, le sol est vert de gris
Le chat même dépérit, ne me reste que les souris   Le couvreur ne vient jamais, le toit reste abîmé
C’est pas moi qui vais monter, pour ça j’suis pas doué   Ma solitude infinie, depuis que tu es partie,
Je suis comme ahuri avec le coeur meurtri   Je n’aurais pas dû crier, il fallait te pardonner
Te laisser m’expliquer, faire en sorte d’oublier  


La Rate Marie

Paroles et musique : Olivier Clarté

Toi ma rate tu n’es jamais la. Toi Marie je t’attend en bas
Dans ma camionnette , j’ai fait 800 kilomètres
T’es pas la , ça m’embête   Hé la rate ce que j’peux être con. Marie c’était tellement bon
Dans ma trottinette on en a fait des fêtes
Toi et moi comme des bêtes   Ratounette je suis la tout en bas. Tout en bas dans ma cacahuète
Souviens toi , t’l’avais peinte vachement chouette
En décor d’opérette   ARPEGES
Ca m’laisse des tas d’souvenirs. Marie j’ai plus la gueule à rire
Dans mon estafette c’est bien moi qui m’arrête
C’est bien moi qu’ai l’air bête   Hé la rate, maint’nant v’la la pluie. Marie c’est pas que j’m’ennuie
Dans ma goélette, j’bois du rouge pour une musette
Une biture, mal de tête   SOLO   Toi ma rate tu n’es jamais la. Toi Marie je t’attend en bas
Dans ma camionnette , j’ai fait 800 kilomètres
T’es pas la , ça m’embête   Oh Oui ça m’embête ...

La rate nue
texte François Jodin Musique Olivier Clarté  


La rate nue joue avec ses cheveux
Sur une plage aux galets éternels
Tandis qu'un vieux rat marin forme le voeu
Qu'elle daigne lui chanter sa ritournelle     La solitude est ombre de vautour
Qui fond sur toi sans le moindre détour   Sur l'océan il a tant bourlingué
Bravant les coups de vent et les récifs
Qu'il n'en peut plus d'avoir en vain vogué
Face à la barre de ses désirs captifs   La belle indifférente à la robe blanche
Se demande d'ou sort ce vieux Comanche
Et il naît de sa gorge en avalanche
Des rires en éclats. Adieu Dimanche   Le vieux rat à la mer est retourné
Sans dire un mot sans hésiter à fin
De vivre seul la dernière journée
Et la mer l'a pris dans ses bras enfin     La solitude est ombre de vautour
Planant dans le silence qui règne autour


Vampire
texte et Musique O.Clarté, Arrangements  Raphaël Dugour. Mai 2001

     
J’aime la prunelle de tes yeux coccinelles  Sentinelles
J’aime le sourire ambigu De ton dos tout nu
J’aime à te voir le soir en peignoir
Te serrer contre mon ventre avide regardant mon visage livide
Et si le temps m’était compté je dirais presque sans me forcer
Qu’il m’est plus facile de t’ aimer, d’aimer que de t’oublier.   Je suis rat vampire je suce ton sang moi ton amant
J’ai un épieu dans le coeur, je me nourri comblé de ta terreur   Dans mes bras tu perds ton ardeur Tes yeux s’emplissent de langueur
Ton front se couvre de sueur Tu trembles et tu pâlis
Allongée nue sur ton lit, le froid de l’hiver t’envahit.
Un léger rictus t’enlaidit, un frisson et c’est fini
Et si le temps m’était compté je dirais presque sans me forcer
Que quelque part ça me navre, que tu fasses un si joli cadavre.   Je suis rat vampire je suce ton sang moi ton amant
J’ai un épieu dans le coeur, je suis heureux à te faire peur   J’aime la prunelle de tes yeux sentinelles
Je regrette tes caresses ton sourire de princesse
Ta douceur et ta tendresse et tes délicates fesses
Je regrette ta présence ton air de rien ton aisance
En substance, tes nuances dans l’absence d’indécence.
Et si le temps m’était compté je dirais presque sans me forcer
J’ai un épieu dans le coeur, je me délecte à distiller l’horreur   Je suis rat vampire je suce ton sang moi ton amant
J’ai un épieu dans le coeur, je me réjoui de ton malheur

 

 

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